Le Gers nature : faune et flore

DʼEst en Ouest, du Nord au Sud, collines, vallons, coteaux et vallées au relief doux alternent sans cesse dans notre beau département.

La vue sʼorganise en plans successifs et l’on ne se lasse pas de ces vagues ondoyantes et nervurées, offrant toutes les nuances : paysages chaleureux et verdoyants au printemps, rougeoyants et brillant de mille feux à l’automne, toujours aérien, ouvert et lumineux… Lorsque le temps est dégagé, la chaîne des Pyrénées se dévoile pour le plus grand plaisir des yeux.

Le Gers est campagne certes, mais il est aussi nature. Au détour de chemins bucoliques, de routes de crêtes, la nature vous enveloppe, harmonieuse, douce et sereine : composée de prairies, de bois, de zones sèches ou humides selon les territoires, elle abrite des trésors en matière de faune et de flore.

Faune
La diversité des paysages gersois fait le bonheur de nombreuses espèces animales qui ont su les apprivoiser et s’adapter à leurs caractéristiques propres.

Milouins, bécassines des marais, tadornes de belon, hérons cendrés et autres oiseaux migrateurs savent trouver calme et tranquillité sur les bords de nos lacs (lac Saint-Jean à Peyrusse-Vieille, lac du Lizet, lac de l’Astarac…) mais aussi sur les étangs d’Armagnac.

Les paysages du Bas Armagnac s’étendent dans le nord-ouest du département, région de sables fauves. Ils offrent une mosaïque de bois, de cultures et d’étangs. C’est l’habitat privilégié de la cistude d’Europe mais aussi de plusieurs espèces de hérons. Vous pourrez y observer également le faucon hobereau, le pic mar qui affectionne les futaies de chênes, le grèbe castagneux… La genette d’Europe, discrète mais bien présente dans le Gers, sort à la tombée de la nuit.

Les naturalistes ont mis en évidence la richesse des étangs d’Armagnac mais également leur fragilité. Ces milieux sont riches d’espèces qui relèvent de la directive habitat, faune et flore : insectes (grand capricorne entre autres), poissons : la lamproie de planer, reptiles : la cistude d’Europe (petite tortue amphibie), chauves-souris et enfin visons d’Europe et loutres d’Europe aperçus dans les sites voisins.

Les rivières qui descendent du plateau de Lannemezan ont façonné les paysages gersois du sud du département. D’est en ouest on trouve, sur la rive droite, des coteaux secs aux fortes pentes couvertes de landes, de pelouses sèches pâturées, de bois de chênes… Les conditions humides, fraîches et sèches des milieux expliquent la diversité de la faune et de la flore. Les espaces boisés des coteaux de l’Astarac abritent l’aigle botté, rapace discret. Les zones de landes offrent le gîte au lièvre d’Europe. Vous pourrez entendre l’alouette Lulu et, au bord des mares, apercevoir les rainettes mais également le triton marbré qui se fait beaucoup plus rare.

Enfin près de l’Adour, rivière dont l’instabilité et le caractère encore sauvage favorisent une faune discrète, le cours sinueux et les bancs de graviers permettent la présence de frayères. Les berges abruptes comme les plages de galets accueillent des oiseaux typiques : hérons, aigrettes garzettes, hirondelles de rivage, milans noirs…

Flore
Le Gers possède une flore riche et diversifiée souvent méconnue.

Plantes communes

Vous identifierez aisément les Adonis qui arborent une fleur d’une couleur rouge écarlate qui leur a valu le surnom de « Goutte de sang ». Elles affectionnent tout particulièrement les champs de céréales, friches, jachères et talus, tout comme les plantes de la famille des myosotis, dont la couleur bleue des fleurs ne passe pas inaperçue, et les coquelicots ou pavots rouges écarlates.

Plantes rares et protégées

La flore gersoise vous réserve quelques belles surprises. Les milieux naturels du Gers sont le refuge de plantes devenues rares dans le Sud-Ouest, voire en France.

Les prairies humides qui entourent les étangs d’Armagnac ont un intérêt floristique important et abritent la précieuse fritillaire pintade.
Les landes et pelouses de l’Astarac abritent quelques joyaux de la flore française comme le genêt hérissé. Protégé et très rare, il pousse sur les coteaux de la région de Simorre.
La lavande à fleurs larges, quant à elle, affectionne les coteaux de Montesquiou.
Enfin le lupin à feuilles étroites se développe sur les bancs de sable et de graviers de l’Adour.

La reine des fleurs gersoises reste l’orchidée. Le département du Gers présente une alternance de prairies et de petits milieux non-cultivés où l’on peut l’observer au hasard des promenades. Cependant, il est des zones privilégiées qui favorisent son apparition.

Les pelouses calcaires sèches (appelées aussi landes)

sont les milieux les plus riches en quantité d’espèces du fait de leur caractère fortement méditerranéen, d’une occupation humaine faible et de nombreux et vastes pâturages. Elles sont surtout localisées dans la partie sud du département, sur les pentes accidentées des coteaux. Les plus riches sont incontestablement celles que l’on peut rencontrer dans les environs de Simorre, de Seissan et de Montesquiou.

Les prairies humides

Au mois de mai, on a l’œil attiré, ici et là au bord des rivières et des ruisseaux du département (l’Arrats, la Gimone, le Gers, l’Izaute, le Bergon,…), par de superbes prairies roses : ce sont là les dernières prairies humides du département. Elles doivent leur coloration à la superbe Orchis à fleurs lâches qui fleurit toujours abondamment et vivement. En parcourant ces prairies, on peut rencontrer de discrets groupes de Dactylorhiza incarnat.

Les bois

On trouve des petits bois un peu partout dans le département du Gers. Leurs lisières sont riches en Orchidées : le Dactylorhiza de Fuchs est souvent là, accompagné parfois de l’Acéras homme pendu.

Les talus de bords de route

Le bord de nos routes recense des milliers d’Orchidées. Par exemple, la route de Castelnau Barbarens, à Faget-Abbatial, regorge d’Orchis singe. Les Orchis pourpres se pressent jusque sur la Nationale 124, poussées par les Orchis pyramidales et les grandes Orchis bouc.